vendredi 28 septembre 2007





2.3 Le stress permanent


Selon Loo P. et Loo H le stress émotionnel peut être conscient; souvent, il est inconscient et plus nocif peut-être, car méconnu et durable. Comme le disait Selye, avec humour, il a été longtemps inconcevable que la présence d'une belle-mère mal tolérée puisse induire une colite spasmodique ou des manifestations allergiques cutanées.
La médecine a été réticente à admettre les mécanismes psychosomatiques, tellement conditionnée par le dualisme cartésien (le corps et l'âme sans dépendance réciproque) et focalisée sur les grandes découvertes de Pasteur.

Le rapport dominant-dominé, objet de tant d'études modernes chez l'animal, a un retentissement biologique important, dont l'extrapolation à l'homme n'a rien d'audacieux.

Le stress modifie le terrain, effondre les défenses immunitaires, accumule des réserves de combat inutilisables dans la vie moderne et par là, nocives à l'organisme. Le stress émotionnel a les mêmes effets que le stress physique, toxique, infectieux avec de plus la permanence, car la mémoire affective du système limbique en perpétue le potentiel.

Le stress psycho-émotionnel est souvent un stress chronique. Ce n'est pas toujours un

événement qui bouleverse, intense et soudain, mais souvent une situation stable, paisible d'apparence mais à contenu contraignant (exemple de Selye : vivre avec une personne que l'on n'aime pas). Parfois, ce sont des situations où le «moi» se sent dévalorisé ou considère sa fonction comme dévalorisante (par exemple un infarctus dans un groupe d'ingénieurs astreints à une tâche sans prestige).


La qualité de l'émotion n'est pas seule en cause. Souvent, la soudaineté ou l'intensité peuvent être stressantes même pour une émotion heureuse. Par exemple, la mort soudaine d'un maire apprenant sa réélection.

La notion de stress émotionnel est perçue du grand public tout en demeurant pour lui obscure car le stress reste, malgré les progrès de la biologie, difficile à appréhender dans la complexité de sa stratification : facteurs génétiques, acquis, actuels, réponse hormonale, réaction du système nerveux, etc.

Le terme de maïeutique, laïcisé, englobe généralement les techniques de questionnement visant à permettre à une personne une mise en mots de ce qu'elle a du mal à exprimer, ressentir, ou ce dont elle a du mal à prendre conscience (émotions, désirs, envies, motivation...). Il est ainsi utilisé en lien avec les techniques empathiques développées par Carl Rogers, centrées sur l'affect (écoute active ou écoute bienveillante) ou les techniques de médiation, avec l'alterocentrage, terme créé par Jean-Louis Lascoux, médiateur.

· concrétiser le problème qui amène à consulter ;

Un premier contact téléphonique permet d'avoir une idée de la demande, d'expliquer le principe du bilan et de prendre rendez-vous, pour un travail émotionnel basé en un premier temps sur la reconnaissance et l'identification des émotions, ainsi que des besoins et désirs profonds que celles-ci peuvent susciter.

Si le psychisme conscient des philosophes est soumis au principe de rationalité, l’appareil psychique de la psychanalyse freudienne est lui régit par un tout autre principe : le principe de plaisir. Ce principe est indéniablement l’un des premiers à avoir été mis en évidence par Freud, et ce dès l’élaboration de sa première topique. Toutefois, même si Freud y restera toujours fidèle, il l’enrichira considérablement par la suite, notamment en 1920, dans son "Au-delà du principe de plaisir", au moment même de construire sa seconde topique.

Le déplaisir correspond donc à une élévation de la quantité d’excitation présente dans la vie psychique et le plaisir à une diminution de cette quantité. Concrètement, le principe de plaisir est le principe qui régit l’appareil psychique lorsqu’il guide et prend en charge toute excitation, afin de donner à celle-ci "une direction telle, que son résultat final coïncide avec un abaissement de cette tension" [2].

À l’instar de ce qui se passe durant le rêve ou l’état de sommeil quasi-permanent du nouveau né, l’appareil psychique régit par son principe de plaisir a pour vocation première de maintenir à distance toute excitation ou stimulus interne ou externe. Afin de satisfaire le principe de plaisir, toute excitation externe ou interne est prise en charge par l’appareil psychique, qui l’élabore en lui faisant faire une sorte de "détour de production", de manière à ce que la quantité de déplaisir qui est associée à cette excitation s’atténue progressivement sur ce chemin.

La métaphore originelle de Böhm-Bawerk, laquelle illustre le mieux sa notion de "détour de production" [3], est celle du campagnard qui, comme tout homme, a régulièrement besoin d’eau potable. La source la plus proche se trouve cependant à bonne distance de sa propre maison. Il peut alors choisir, soit d’aller y boire chaque fois qu’il a soif, soit d’économiser du temps aujourd’hui, afin de construire un système de canalisation rudimentaire, lequel lui permettra dans l’avenir de boire autant qu’il le souhaite à moindre effort.

La métaphore originelle de Böhm-Bawerk, laquelle illustre le mieux sa notion de "détour de production" [3], est celle du campagnard qui, comme tout homme, a régulièrement besoin d’eau potable. La source la plus proche se trouve cependant à bonne distance de sa propre maison. Il peut alors choisir, soit d’aller y boire chaque fois qu’il a soif, soit d’économiser du temps aujourd’hui, afin de construire un système de canalisation rudimentaire, lequel lui permettra dans l’avenir de boire autant qu’il le souhaite à moindre effort.

La conscience, l’attention, la mémoire et le jugement viennent remplacer les autres mimiques et manifestations d’affect enfantines, pour constituer autant d’adaptations de l’appareil psychique servant à abaisser les excitations et les déplaisirs tout en satisfaisant, mieux que ne

le faisait l’hallucination, au principe de réalité. Dans cette optique, il faut bien entendre leraisonnement et le psychisme conscient, comme un aqueduc exactement du même type que l’aqueduc hallucinatoire premier, à la différence près, peut-être, que le style de son architecture nous est aujourd’hui plus familier

Dans cette optique économique, la psychanalyse peut être saisie comme un procédé thérapeutique visant à permettre à l’analysant, par la voie de la libre association et de l’analyse des rêves, lapsus, actes manqués, etc., de repérer les blocages qu’il rencontre dans l’inconscient par manque, ou défaut antérieur, d’élaboration psychique des excitations organiques internes ou externes, le plus souvent d’origines sexuelles

Dans cette optique économique, la psicanalisation peut être saisie comme un procédé thérapeutique visant à permettre au canalisable, par la voie de la libre association de l’analyse des rêves, lapsus, actes manqués, etc., de repérer les blocages qu’il rencontre dans l’inconscient par manque, ou défaut antérieur, d’élaboration psychique des excitations organiques internes ou externes, le plus souvent d’origines sexuelles. C’est là le premier temps de l’analyse. Dans un second temps, et toujours par la voie de la libre association et au travers du transfert, de trouver une voie nouvelle d’élaboration psychique, réconciliant l’incontournable principe de réalité avec le non moins incontournable principe de plaisir. Ce travail est certes long, mais il est d’un intérêt, et abouti à un succès, incomparable dans aucune autre discipline. Sur cette voie, l’analysant peut en outre être assuré, en raison même de la conception psychanalytique de l’appareil psychique ci-dessus exposée, qu’aucun jugement d’ordre moral n’est porté par le psicanaliste sur le matériel psychique qu’il soumet à l’analyse.

LES SEANCES DE PSICANALISTION

Se répartissent en 3 parties

I) Le patient, chez lui, aura pendant plusieurs jours, précisé sa pensée.

Il devra écrire, avec le maximum de précisions et de détails, l’objet de sa démarche.

Le texte sera décortiqué, avec l’aide du thérapeute, pour attribuer à chaque mot chaque expression, sa signification précise, de façon qu’il n’y ait pas par la suite d’ ambiguïtés

Le patient lira alors son texte à haute voix, tout seul, pour qu’il soit enregistré.

Il l’écoutera plusieurs fois, pendant 1 semaine, et pourra apporter toutes les modifications qu’il juge nécessaires, et validera.

.

La « Mindfulness » ou « pleine conscience » est une méthode d'entraînement mental qui consiste en une forme de méditation basée sur la centration de l'attention sur le moment présent et les sensations corporelles. Une attitude d'ouverture à l'expérience est encouragée.

Les participants sont invités à pratiquer quotidiennement ces exercices à domicile entre les séances.

II) Le patient va réécouter son texte en présence du thérapeute.

L’anxiété ressemble beaucoup à la réaction de peur. Mais si l’on veut les distinguer on peut le faire en disant que la peur est une réaction à la crainte d’un danger réel alors que l’anxiété est ordinairement irrationnelle et sans fondement.

L’anxiété nous est utile lorsqu’elle nous aide à réagir rapidement face au danger et qu’elle nous stimule lorsque nous devons surmonter des difficultés.

  • La phobie simple se caractérise par une crainte maladive et persistante d’une situation ou d’un objet précis. Conscient de l’objet de sa crainte, l’individu fait tout pour l’éviter.
  • La phobie sociale est une crainte déraisonnable d’être observé, humilié ou jugé négativement en public. Le phobique évite les lieux publics et limite ses relations sociales de peur de paraître idiot ou anormal.
  • L’état de stress post-traumatique est le résultat d’un événement traumatisant hors du commun (viol, accident majeur, etc.). La victime de cet incident éprouve alors de l’anxiété durant un certain temps. En pensée, elle le revit sans cesse. C’est pourquoi elle évite les objets ou situations qui peuvent le lui rappeler.
  • Le trouble de l’anxiété généralisée consiste en un état d’anxiété permanent. On peut alors parler d’un état de tension chronique, car l’individu ressent les symptômes d’anxiété à longueur de journée.
  • Le trouble obsessionnel-compulsif comporte deux dimensions: l’obsession et la compulsion. L’individu, qui est obsédé par une idée négative se sent coupable et anxieux. Plus il tente de résister à cette idée, plus elle s’impose. Il adopte alors un comportement compulsif, dans la répétition d’un rituel, afin de chasser cette idée.
  • Le trouble panique se caractérise par des crises de panique répétées, de courte durée qui surviennent de façon subite et imprévisible. De peur de se retrouver dans une situation, un lieu où il serait difficile ou gênant de s’échapper si une crise survenait, l’individu soumis à ce genre de trouble peut développer une agoraphobie. Cette conduite d’évitement aura pour effet de réduire les déplacements et activités de la personne ou à ne sortir qu’accompagnée.

Selon certaines études, la façon la plus efficace de traiter les troubles anxieux est de combiner les médicaments, afin de réduire l’anxiété, à une thérapie psychologique qui permet de découvrir les mécanismes et les causes du trouble anxieux. La thérapie cognitivo-comportementale (qui permet de cerner le discours intérieur et de modifier les comportements d’évitement) semble, parmi les thérapies psychologiques, être la plus efficace.

Aucun commentaire: